RÉSIDENCES sur le Territoire – photographie /vidéo

De janvier à juin 2024

Jill Guillais

https://www.jillguillais.com/

  • Résidence en janvier/mars
  • Le travail de Jill Guillais oscille entre sculpture, vidéo, écriture, livre d’artiste et photographie. Chacune de ses interventions, quel qu’en soit le médium, est appréhendée avec un regard de sculpteur : elle travaille sur l’épaisseur d’un mot, retire la couleur dominante d’une image, réagence des formes familières ou additionne des gestes sous la forme de protocoles à activer. L’artiste joue avec les codes de la maîtrise et du lâcher-prise, d’où l’apparition fréquente dans son travail de calculs alambiqués ou d’instruments de mesure désorientés : elle calcule des parcelles de pâquerettes, mesure les angles des fleurs séchées ou contrarie des schémas trop rangés. Elle pose des calculs sur des éléments qui ne se maîtrisent pas tels que les saisons, le hasard ou la sérendipité jusqu’à ce que le processus de recherche fasse narration. Elle conçoit des dispositifs qui interrogent le rendre auteur et la signature. Et puisqu’un verbe non conjugué reste ouvert à tous les sujets, c’est dans la forme infinitive que l’artiste investit son écriture : dans une forme hybride entre le protocolaire et la poésie.
jill Guillais

http://www.guillaumelepoix.fr

  • Résidence en Mars
  • Ces deux mondes (le monde naturel et le monde numérique) peuvent vivre ensemble, si ce n’est en harmonie, du moins dans une forme de dialogue. C’est cela qui anime l’essentiel de mon travail en tant qu’artiste. En effet je m’intéresse particulièrement aux rapports subtils que peuvent entretenir le monde numérique et le monde naturel. Depuis un certain temps le développement de ma pratique plastique me pousse, peu à peu, à questionner des termes tels que la «dématérialisation» ou la «réalité virtuelle». Ces mots, si présent de nos jours, impliquent énormément de notions et il me paraît intéressant d’essayer d’y porter un autre regard et de les interroger via une pratique artistique. Durant cette résidence, mes recherches et expérimentations seront orientées dans cette optique mais pourront évoluer par la suite car il me semble que la création doit s’envisager avant tout comme un acte ouvert aux hasards et aux rencontres.
Guillaume Lepoix
  • Résidence en mai/juin
  • Edith Gallot poursuit et construit sa recherche plastique autour d’un même axe : la phénoménologie de la perception. A travers l’installation, le dessin, et la vidéo elle cherche à stimule la conscience du visiteur en troublant son rapport à l’espace et en l’incitant à se questionner sur sa propre présence. L’artiste explore le caractère anthropomorphique des paysages architecturaux et naturels et cherche à révéler comment ceux ci influencent et façonnent nos émotions . En composant avec les lignes de forces qui composent un environnement, jouant de confusion par l’imbrication du concave et du convexe, du tangible et de l’immatériel, c’est par un dispositif sensible en tension que l’artiste propose une expérience émotionnelle de l’espace.
Edith Gallot
  • Résidence en mai/juin
  • Dans le cadre du Festival Normandie Impressionniste, Catherine Menoury & Christian Laval installeront à L’Estrade, centre d’art contemporain, une observation méditative de paysages en mutation, habités par l’avancée immuable du temps. Cette inexorable progression, inspirée entre autres des paysages ravinés d’André Hardy, sera façonnée grâce à divers médiums (peinture, sculpture, médias numériques flottants, installations) et invitera les observateurs à venir et revenir constater son renouveau ou sa déchéance. Au bord de ces paysages des portraits vidéos viendront souligner ce flux incessant.
Catherine Menoury & Christian Laval