RÉSIDENCES de photographie d’avril à juin sur le Territoire

  • Zabou Carrière
Zabou Carrière

Le travail de Zabou Carrière s’intéresse à la nature humaine dans ce qu’elle a de beau ou décevant, dans ses forces mais aussi ses failles. Elle parle des femmes et des hommes en mettant le doigt sur ce qui les fait sensibles ou peut les déshumaniser, sur leur singularité, leur histoire rejoignant parfois celle des autres. Dans les rencontres qu’elle suscite, elle recherche toujours l’intime.

Durant sa résidence à l’EsTRAde, Zabou Carrière entend poursuivre le travail entamé en 2017 sur ses contemporains. Dans ce 5e volet, elle ira à la rencontre des habitants d’Athis-Val-de-Rouvre et s’intéressera à leur territoire. Un territoire n’existe que par les gens qui y vivent. Elle récoltera des histoires d’hommes et de femmes, qu’elles soient intimes ou qu’elles rejoignent l’Histoire. Son projet prendra la forme de photographies et de courts textes.

  • Léonie Pondevie
Léonie Pondevie

Observer les paysages est, pour moi, tenter de savoir qui nous sommes.

Mon travail prend essence dans l’étude de l’anthropisation, le processus par lequel les populations transforment le territoire par leurs activités industrielles, agricoles et urbaines. Mes projets puisent leurs origines dans les documents, les anecdotes historiques, les histoires entendues dont les sources varient entre des enquêtes menées sur le terrain ou via Google Earth.

Par la photographie, je tente de capturer des fragments d’un territoire et les strates mémorielles qui le composent. Je creuse des histoires intimes et lointaines, je creuse des mythes, creuse pour savoir comment nous avons heurté la géologie terrestre. Par la déambulation, je documente un état des lieux de ces espaces et capture l’étrangeté du réel pour y lover mes fictions. Puis, les poches et les yeux remplis d’images, je prolonge ces récits à travers l’installation, le dessin et l’écriture, médiums installant un nouveau rapport au temps, une distance.